Encore une fois, Wes Anderson nous éclabousse de son talent, il lui suffit d’une chambre d’hôtel, deux acteurs géniaux et une histoire d’amour complexe pour qu’il en fasse un court métrage mêlant maitrise et émotions.
Pour le réalisateur, les dialogues et le scénario, c’est Wes Anderson tout simplement, propre et net. Pas un détail ne dépasse, tout est cadré, tout est à la fois si simple et si complexe. Impossible de ne pas comprendre l’essence même de ce court-métrage, on y voit simplement qu’il est incandescent d’amour. Nathalie Portman dégage toute cette subtilité dans son jeu d’actrice et viens se compléter au jeu pudique mais élégant de Jason Schwartzmann, cette complémentarité fonctionne dans les deux sens et là, on remarque tout le talent de la mise en scène, l’un puis l’autre tient la corde de la relation sans jamais que personne ne la lâche.
« Hotel Chevalier » reste un vrai court métrage qui est excellent comme intro à « The Darjeeling Limited » mais qui, même indépendant, reste absolument sublime et maitrisé de bout en bout.