House, le film de Steve Miner qui défend un petit statut de culte pour tous les aficionados du cinéma bis horrifique des années 80. Au casting William Katt et l'excellent George Wendt dans cette histoire rocambolesque d'un écrivain confronté à une maison hantée, hérité de sa vieille tante décédée. Derrière l'intention de style visant à parodier les films de maison hantée, la maison et les événements qui s'y passent sont en réalité le miroir de la culpabilité du protagoniste. Roger Cobb se sent coupable de la mort accidentelle de son fils qui se noie dans la piscine, ainsi que d'avoir abandonné son camarade au Vietnam. Coupable de n'avoir rien pu faire pour les sauver. La maison lui fait vivre plein de moments qui raisonnent ainsi dans son esprit. Quand il tire sur sa «femme» avec le fusil, c'est sa culpabilité de lui avoir fait autant de mal lorsqu'il n'a pas pu venir en aide à son fils. Pareillement pour les événements qui ont rapport avec son camarade mort au Vietnam. À la fin, la maison qui brûle signifie qui est prêt à aller de l'avant et a fait le deuil de son douloureux passé. Le film étant une allégorie, je pense que son fils est toujours mort à la fin... D'ailleurs dans House IV (qui est très nul) ou le personnage de Cobb revient, il semble avoir refait sa vie et à une fille, mais on ne fait aucune référence à son fils.