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Procès d'intentions
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100 millions de chinois ont vu Chao shi kong tong ju (combien de temps vais-je t'aimer) et ont visiblement adoré les clins d'oeil entre le Shanghai d'aujourd'hui et celui de 1999 puisque le film ne cesse de passer d'une époque à une autre. La faute à une faille dans l'espace-temps qui fait se rencontrer une femme et un homme qui vivaient chacun à une période différente. Il s'agit donc d'une comédie romantique agrémentée d'un voyage dans le temps et qui s'autorise aussi quelques embardées dans le drame et plus rarement dans le burlesque. Etrange film, délibérément commercial mais qui contrairement à d'autres productions chinoises, plus spectaculaires, ne vise que le marché intérieur d'où l'impression parfois d'être Lost in translation et de ne pas tout capter des intentions de la cinéaste Su Lun dont c'est le deuxième long-métrage. Une chose est claire, en tous cas, on y fait montre d'une grande nostalgie pour la fin du XXe siècle quand les vieux quartiers de Shanghai existaient encore et que le cynisme triomphant du capitalisme n'avait pas encore gagné la partie. Sinon, oui, l'interprète féminine a beaucoup de charme et le film est parfois réussi quand il ressemble à une bulle de savon et ne se prend pas trop au sérieux. Ce n'est pas toujours le cas, hélas.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Mon Festival de Fribourg 2019
Créée
le 15 mars 2019
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