Bryan Genesse (une tâche aveugle de Nanarland) est un super agent du FBI qui interrompt à coups de flingue et d'explosions une transaction mafieuse poudre contre puce électronique. Mais alors qu'il participe à un échange de prisonniers dans l'espoir de retrouver son ancien compagnon d'armes captif des Cubains, tout couille. Il tente bien d'abattre en solo toute l'armée adverse, mais il tombe sur ce traitre ex-CIA de Joe Lara, au look de Jésus/Jared Leto. Le voici donc neuropucé et brainwashé, à jouer l'universal soldier au sein d'une troupe constituée de guérillero nicaraguayen, de révolutionnaire angolais et de néonazi sudaf, pour un général ennemi félon qui se verrait bien Castro à la place de Castro et qui élimine tous ses ex-alliés pas suffisamment convaincus par son projet de carrière.
Pendant ce temps, l'agente fédérale du trésor/frère du pote d'arme/love interest, qui est également tombée entre les mains des méchants Cubains, est libre de se promener dans la base et de foutre sa merde sans jamais trop de conséquences, hormis quelques menaces du type "ça suffit, maintenant (mais selon le général putschiste, cela fait "partie du plan" (??)). Résultat, Bryan buggue et sort de sa condition neuroniquée, il comprend immédiatement tout et continue à faire semblant avant de finalement préférer descendre des sbires, faire exploser plein de trucs, taper Joe Lara, tenter de sauver son pote devenu une "bombe humaine à retardement" (titre !), flinguer le général cubain et ne pas emballer sa partenaire.
Human Timebomb est un actioner produit par Nu Image et réalisé par Mark Roper (spécialiste de ce genre de film, tel Marines que j'avais chroniqué il y a... 23 ans), qui bénéfice d'un gros budget explosions, de quelques trognes d'arrière-plan sympas et du regard enfiévré de Joe Lara. Mais il reste bien trop standard, sans sortie de route notable en dehors de la scène d'intro un peu marrante, et avec un Bryan Genesse assez insipide, pour valoir le déplacement.