Hurlements 6
3.5
Hurlements 6

Film DTV (direct-to-video) de Hope Perello (1991)

Après un cinquième opus en mode Cluedo sans loup-garou (à l'écran tout du moins), il était temps pour la franchise de se revigorer un peu. On fait une fois de plus table rase de tous les précédents films ainsi que des romans de Gary Brandner, enfin presque puisque de ce sixième opus reprend quelques idées du troisième bouquin à savoir un loup-garou gentil et une parade de freaks. Pour le reste, on continue dans le médiocre avec un scénario classique, des dialogues torchés avec l'anus, une interprétation sans âme (en dépit de quelques têtes connues comme Bruce Payne, Antonio "Huggy les bons tuyaux" Fargas et Deep Roy) et des maquillages à la truelle...


Confiée à Hope Perello, qui avait été directrice de seconde équipe sur Puppet Master et dont c'est ici la première réalisation (tu parles d'un CV), la mise en scène s'avère une fois encore cheap en dépit d'une bonne photo et de décors travaillés mais n'arrive jamais à dépasser le stade du téléfilm sans budget. Au bout de 45 minutes, nous découvrons enfin une première transformation lunaire du plus bel effet (sans rire) jusqu'à découvrir le look du lycanthrope et nous faire tomber la demie-molle : précurseur de celui du Loup-Garou du Campus, le design de la bête est d'un ridicule affligeant et c'est bien là où ce sixième film aurait pu se différencier des précédents.


On n'oubliera pas le méchant final ressemblant plus à un vampire pré-Buffy aux couleurs bleues luisantes, des meurtres comme d'habitude en hors-champ et une interprétation aux ras des pâquerettes (bien que le charismatique Brendan Hugues, vu dans Return to Horror High, tire tout de même son épingle du jeu). Contenant de bonnes idées comme la présence des freaks et de son énigmatique leader ou encore du héros conscient de sa malédiction, Hurlements 6 n'arrive cependant jamais à demeurer captivant ou un tant soit peu intéressant, la faute à une mise en scène plan-plan et un sérieux manque de savoir-faire. Circulez, y'a rien à voir.

MalevolentReviews
1

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste La Case DTV

Créée

le 14 déc. 2019

Critique lue 200 fois

Critique lue 200 fois

D'autres avis sur Hurlements 6

Hurlements 6

Hurlements 6

2

Cellophane

2230 critiques

Critique de Hurlements 6 par Cellophane

Interminable - la saga comme ce film en lui-même.Encore un film où ça blablate pendant des plombes pour de rares effets mal faits et des scènes plombantes et creuses.C’est long, la première heure...

le 28 oct. 2025

Hurlements 6

Hurlements 6

Venez au carnaval voir le loup-garou

'Hurlements 6'Ian, un vagabond sympathique mais solitaire, accepte d'effectuer des réparations à l'église locale d'une commune aride et rurale du canton de Bluff. Évitant tout contact humain, Ian...

le 2 mars 2024

Hurlements 6

Hurlements 6

2

CritiqueOne2

778 critiques

Le Cirque des Monstres dans une Sorcellerie Criminelle Sanglante.

Basé sur le roman, réalisé par Perello en 35mm panavision format analogique avec un budget minuscule, dédié vidéo. Les monstres commence par une scène-choc qui laisse le personnage arriver sur des...

le 13 nov. 2023

Du même critique

Wonder Woman 1984

Wonder Woman 1984

3

MalevolentReviews

3699 critiques

Tant qu'il y aura des hommes

Toujours perdu dans une tourmente de décisions visuelles et scénaristiques, de décalages et de tonalités adéquates, DC Comics se fourvoie une nouvelle fois dans un total manque de cohésion et par...

le 26 déc. 2020

Dune

Dune

5

MalevolentReviews

3699 critiques

L'Épice aux étoiles

Attendu comme le Messie, le Dune nouveau aura été languissant avec son public. Les détracteurs de Denis Villeneuve s'en donne à cœur joie pour défoncer le produit à la seule vue de sa bande-annonce,...

le 18 sept. 2021

Kaamelott - Premier Volet

Kaamelott - Premier Volet

5

MalevolentReviews

3699 critiques

Les prolongations

Il l'a dit, il l'a fait. Plus de dix ans d'absence, dix ans d'attente, dix ans de doute, une année de retard à cause de la pandémie. Kaamelott a marqué la télévision, de par son ampleur, son aura...

le 20 juil. 2021