Le titre est un clin d’œil à « Good bye Lenin ! » (2003) de Wolfgang Becker, où un frère et une sœur en République Démocratique Allemande (R.D.A.), cachaient à leur mère la chute du mur de Berlin à sa sortie du coma. A travers la chronique d’amours enfantines mièvres (en Estonie soviétique), entre Johannes Tarkinnen et Vera, dont le père est militaire, et qui se déroule sur une quinzaine d’années, depuis la guerre en Afghanistan (1978-1989) jusqu’à la perestroïka (réformes socio-économiques engagées par le président Mikhaïl Gorbatchev entre 1985 et 1991), le film a le mérite de dénoncer, a posteriori, la bureaucratie, le lavage de cerveau (« En U.R.S.S., on accouche en silence », ordre donné à Johanna, étudiante et fille-mère de Johannes, lors de son accouchement prématuré), le culte du secret (les grands-parents de Johannes habitent Léningrad 13, ville militaire non répertoriée sur les cartes), la corruption et le non-respect de l’environnement (mer radioactive avec interdiction de se baigner) de l’Union Soviétique, sans oublier la mise en lumière d’un peuple minoritaire, parlant finnois et originaire d’Ingrie, région historiquement suédoise puis russe (1721), située entre le golfe de Finlande et le lac Ladoga dans l’oblast de Leningrad.