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L'Arnaqueur
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Après Le Cheik blanc et La Strada, je continue ma découverte de la filmo fellinienne avec ce quatrième opus : Il Bidone. Et je dois dire que je suis agréablement surpris. Le film n'étant jamais cité lorsque l'on évoque son réalisateur et le pitch que j'en avais lu m'ayant évoqué une comédie légère pas forcément grandiose, je pensais me retrouver devant un Fellini mineur sans grand intérêt (comme Le Cheik blanc, que j'ai trouvé assez nul), mais en fait, c'est vraiment bien. Je l'ai même préféré à La Strada (acclamé à sa sortie alors alors que lui fut très mal accueilli), que j'avais lui-même préféré au Cheik blanc : je suis donc pour l'instant en pleine ascension (et a priori, ses chefs-d'œuvre restent à venir, ce qui est très excitant).
J'ai bien deux trois reproches à formuler, notamment une certaine baisse de régime dans le dernier acte du film, par ailleurs exacerbée dans un final que j'ai trouvé assez interminable, mais globalement, cet Il Bidone m'a convaincu. Le film démarre, pour le coup, comme je l'attendais, avec la mise en scène - amusante - d'une arnaque montée par les trois protagonistes déguisés en curés et leur chauffeur. Mais alors que je pensais que tout le film serait de cet acabit - une succession d'arnaques plus ou moins ingénieuses et ambitieuses -, il prend, une fois cette première arnaque rondement menée, une tournure bien plus intéressante que prévue. Et les personnages une épaisseur bienvenue. Et si le protagoniste principal est le personnage d'Augusto, c'est vraiment celui de Picasso (interprété par un Richard Basehart que j'avais trouvé assez insipide dans La Strada mais très charismatique ici) qui m'a intéressé. Les scènes avec sa femme (Giulietta Masina, très bien) sont toutes parmi mes préférées du film.
En tout cas, le film regorge de scènes très réussies, notamment une soirée du Nouvel An assez folle, qui s'achève d'ailleurs par un bel instant de malaise, ou une scène de rencontre avec une jeune handicapée, assez habile dans ce qu'elle annonce - à tort - de la suite. Et si le dernier acte du film traîne un peu en longueur à mon goût, je dois dire que le retournement de situation final est pour le coup assez réussi. J'aurai vraiment cru, l'espace d'une scène tendue comme un string, à la rédemption du personnage. Et j'avoue que si je ne suis pas vraiment arrivé à m'attacher à celui-ci, cette humiliation finale m'a quand même fait mal au cœur. C'est finalement un film assez cruel et immoral, loin de ce que j'attendais. Bref, c'est pas mal. A noter que le film aurait été défiguré au montage, ce qui n'est pas flagrant, mais je serais curieux de savoir ce qui a bien pu passer à la trappe.
Une belle surprise que cet Il Bidone, en tout cas.
Prochaine étape : Les Nuits de Cabiria !
Créée
le 3 oct. 2020
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