Jacques Dombreval est jeune homme espiègle, un noceur qui a complètement négligé ses études de droit et s'en félicite.
"Il est charmant "est une comédie musicale inattendue, tout en inventions, en facéties et, ce qui ne gâte rien, en impertinence. Dès les premières scènes, on est entrainé dans une sarabande de joyeux lurons qui chantent, font la fête et des farces. Et la comédie, émanation d'une opérette, ne faiblira jamais dans sa cadence et dans sa gaité. Même lorsque se profile la bluette entre Henry Garat, dans un de ses meilleurs rôles, et Meg Lemonnier. Le duo qu'il forme est plein d'esprit et d'allusions. Sa bonne humeur est sacrément communicative. Sans doute le doit-elle à la verve du scénariste et librettiste Albert Villemetz, dont l'audacieux "un soir de réveillon", tourné l''année suivante, mérite aussi le détour.
Des chansons rigolotes à profusion, des musiques et des pas de danse emballants, le film fait souffler un vent de folie et de liberté qui brocarde l'académisme, le notariat, en tant que profession austère et poussiéreuse, et, lorsque la comédie se poursuit à Riom, la vie de province ennuyeuse (Riom qui ne mérite sans doute pas un tel dédain mais ironiquement choisie pour sa phonétique !)
Le film de Louis Mercanton est rempli de bonnes idées amusantes, à commencer par l'emploi de son jeune fils en chasseur et gamin souriant dans une étude notariale de Riom transformée en palace et dont la façade évoque désormais un cabaret ! On n'est pas dans l'anarchie mais la comédie dessine tout de même un joyeux foutoir qui renverse les convenances.