Etonnant film du Juel Taylor, un cinéaste au parcourt chaotique. Ingénieur du son, puis scénariste. Il passe par la case téléfilm pour enfin atterrir chez Netflix.
En tout cas le scénario de ce film, il l'a bichonné et ça se voit. Les influences sont nombreuses, tellement nombreuses que cela dépasse la simple copie pour devenir un truc vraiment à part. Coté scénario on croit reconnaitre "Get out" pour le complotisme blanc, ou "L'invasion des profanateurs de sépultures" pour le clonage, "Lost" pour le monde parallèle et certains y ont même vu un remake des "Goonies" dans l'enquête des trois personnages. Mais il y a aussi le coté visuel y n'est pas sans reste. Là aussi on se retrouve dans un monde bizarre, mélant toutes les époques entre les 60's jusqu'à nos jours. Un monde où les pubs ressemblent à celles de 60's, des costumes des 70's, des ordinateurs des 80's, des télés des 90's, mais aussi des téléphones portable actuelles et des références politiques récentes. Tout est là pour déstabiliser le spectateur.
L'explication donné par le réalisateur est qu'il a créé un univers dystopique black façonné par les blancs sur les clichés qu'ils s'en font mais qui est bien dans le monde moderne.
Enfin sur le genre aussi il y a débat. Sommes nous dans un film de blaxploitation ? Dans une comédie ? Une parodie ? Un film de SF ? Une critique sociale ?
Eh ben mettez moi un peu de tout comme chez Subway... Et ça marche ! Dès les 10 premières minutes, vous êtes pris par l'étrangeté du scénario. Et toutes les 10 minutes suivantes , vous vous direz "WTF ?!"