"Le vent se lève au Pakistan, de même que les flammes s’intensifient pour consumer la gent féminine, prise au piège dans un jeu qui n’est pas le sien. In Flames choisit de rendre la parole aux femmes et de faire taire les fantômes qui hantent leurs nuits."
"Miriam (Ramesha Nawal), jeune étudiante en médecine, vit avec sa mère dans un appartement aussi miteux que ceux du quartier. Sa solitude se lit sur son visage, meurtri par un évènement que l’on taira mais que le récit émiette tout du long. Si le suspense est intense, c’est qu’il s’agit avant tout des intentions du cinéaste, qui a fait escale au Canada dans sa jeunesse avant de revenir vivre au Pakistan. Il y réalise des films susceptibles d’être censurés mais parvient toutefois à sortir In Flames clandestinement."
"In Flames est une œuvre dénonçant le patriarcat, mais il s’agit également d’une histoire de fantômes, où la solidarité féminine compte plus que tout pour gagner des droits, de l’indépendance et du respect. Le récit s’érige sur des codes fantastique, voire horrifiques, où des sifflements récurrents ramènent l’héroïne à ses traumatismes, qui entravent sa liberté. Zarrar Khan choisit alors de lutter pour soulager ses personnages d’un tel fardeau, en hommage à toutes celles qu’il a connues et qui partagent ce sentiment désagréable d’être constamment oppressées."
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