Pfiou, ce fut une vision laborieuse ! Le film ne sait pas vraiment comment exploiter son sujet, et rate tout le potentiel comique de la situation incongrue qui lance le récit, et c’est bien du gâchis.
In & Out sort tous les stéréotypes habituels concernant les homosexuels pour les utiliser platement, et franchement je trouve que ça fait couler à pic tout le message que voulait faire passer le film. Au lieu de tourner en ridicule les clichés pour montrer que les homosexuels ne se réduisent pas à ça, le film s’enfonce au contraire totalement dans lesdits clichés et ça rend le tout juste insupportable. Il est vraiment impossible de s’attacher à des personnages aussi creux et superficiels…
Bon, et puis le film mange un peu à tous les râteliers, prône la tolérance envers les gays, critique les «contraintes» des mariages hétérosexuels, incite les femmes à se «libérer», puis finit sur un petit discours d’une niaiserie pas possible comme en sont friands les Ricains, sur des valeurs banales et que tout le monde trouvera positives… Comme ça, Frank Oz est sûr de ne froisser personne avec des messages aussi peu inspirés.
Enfin bon, à force de vouloir prôner la tolérance à tout prix, le réalisateur en a oublié de faire un bon film. In & Out est plat d’un bout à l’autre, les valeurs qu’il défend manquent de consistance et surtout, c’est une comédie ratée qui n’est même pas parvenu à me faire esquisser un sourire. Une purge, assurément.