Le film est à l'image de l'une de ses répliques qui me fait office de titre : un pastiche plus ou moins réussi, qui ne parvient pas toujours à être drôle mais reste résolument sympathique.
Cooper, jeune-homme sympathico-pathético-loser est en train de se faire virer par sa patronne lorsque survient un bruit assourdissant qui les fera perdre connaissance. A son réveil il s'extirpe non sans peine d'un cocon, réalise que tout ses collègues, et a priori toute la ville avec, sont eux aussi enfermés dans ce qui ressemble à s'y méprendre à de la barbe à papa blanchâtre.
Passé les premières stupeurs et tout le tremblement, ils se rendent compte que des punaises géantes ont prit le pouvoir ! Ta-ta-TA-TAM (1)
Ni une ni deux, Cooper prend la tête de la petite troupe pour les mener jusqu'à l'abri anti-atomique de son siphonné paternel qui ne s'était pas autant éclaté depuis la guerre en Irak mais refuse d'aller zigouiller de la punaise sans avoir au préalable retrouvé son p'tit yorkshire hybridé avec un de ces monstres géants... (2)
Alors c'est un peu lourdingue, l'humour n'atteint pas toujours sa cible mais c'est fait avec tant de bonne humeur que l'on passe finalement un très agréable moment devant ce film. Enfin ce fut mon cas et j'ai tendance à le prendre pour une généralité. Puis singer, se moquer avec beaucoup d'affection de ce genre de film que d'adore détester me rend sûrement indulgente... Qui puis-je ? Collez-moi sous les mirettes deux trois insectes volants et je deviens tout sucre moi.
Les acteurs en font des caisses, à dessein, et Chris Marquette incarne parfaitement le loser magnifiq... le loser. Ravie j'étais également de retrouver Ray Wise dans le rôle de son papa, totalement déjanté et regard azimuté de circonstance.
Et les punaises dans tout ça ?! Et bien je ne sais pas si le fait qu'elles fassent par ci par là des trous dans les murs peut être considéré comme ZE blague du film, je peux néanmoins vous dire qu'elles sont mi-animatronic / mi-CGI. Et que ces derniers sont aussi réussis que la poitrine siliconée de la bimbo blonde indispensable à tout bon "film de série B mit punaises géantes agressives" qui se respecte (3).
Pour ceux qui ont des amis et des bières au frigo, ce film est plus que recommandable. Pour les autres aussi, mais je comprends le blocage psychologique qui en empêche certains de se lancer seuls dans ce genre d'aventure.
Et à jeun.
(1) Ceci est une musique d'ambiance mêlant habilement effroi et surprise, si si.
(2) On apprend alors qu'il est possible de faire encore plus moche que le yorkshire à noeud-noeud. Flippant.
(3) J'ai bien conscience que la méconnaissance éventuelle de la langue de Goethe chez mon lecteur pourrait le faire passer à côté de ce qui est assurément l'une de mes meilleures vannes mais... Ben tant pis, fallait pas prendre espagnol LV2 feignasse !