Tarantino a trouvé avec Inglorious basterds un nouveau filon à exploiter, la réécriture historique côté opprimés. On suit donc une contre-histoire de la 2nde guerre mondiale avec pour héros tous les "frustrés" du conflit, que ce soit la résistance française, les rebelles allemands et bien sur les juifs. Le principe est extrêmement défoulatoir et propose des scènes très cathartiques, il refera la même chose avec l'esclavagisme américain quelques années plus tard.


Chaque personnage est la caricature de son rôle n'hésitant pas à agrémenter sa panoplie par des images d'Epinal. Le propos est bien servi par un casting délirant avec un Christopher Waltz bluffant, toutefois les performances de Mélanie Laurent et du projectionniste sont un ton au dessous.


Tarantino est toujours aussi doué pour les dialogues savoureux, souvent cultes ou ayant ambition à l'être, mais toujours efficaces. Pour ce film il a poussé la réflexion encore plus loin en travaillant beaucoup sur le langage, la bande son est divisée entre l'allemand, l'anglais, le français et un peu d'italien. Il arrive à faire passer la dedans toute la problématique de l'origine géographique, la séquence de la taverne en est la démonstration.


On retrouve aussi nombre de références cinéphiliques, présentes dans tout Tarantino qui se respecte. Evidemment les films de propagande nazie sont cités mais d'autres éléments plus directs comme le personnage de Zöller ou la présence de Goebbels évoquent la tentative nazie de réécriture historique via le cinéma. Ce que fait aussi Tarantino dans une moindre mesure puisqu'il choisi pour cadre final une salle de cinéma en changeant radicalement les événements.

Créée

le 13 oct. 2014

Critique lue 462 fois

Inglourious Basterds

Inglourious Basterds

8

Hypérion

le 21 nov. 2011

Suivre

Tarantino, polyglotte à dessein

Après le décrié Boulevard de la Mort, qui ne s'apprécie pleinement qu'intégré à la pellicule de Grindhouse, Tarantino s'est lancé avec un enthousiasme évident dans son western sur trame de seconde...

Inglourious Basterds

Inglourious Basterds

2

fifi_

le 26 juin 2010

Suivre

Critique de Inglourious Basterds par fifi_

Il y a longtemps, Quentin faisait des films. Il faisait Reservoir Dogs, c'était pas mal, un peu surestimé mais pas mal. Il faisait Pulp Fiction, c'était mieux, toujours surestimé mais mieux. Il...

Inglourious Basterds

Inglourious Basterds

8

Gerard-Rocher

le 4 oct. 2015

Suivre

Critique de Inglourious Basterds par Gérard Rocher La Fête de l'Art

En pleine occupation allemande la famille Dreyfus vaque à ses activités dans leur maison retirée du village lorsque des soldats allemands débarquent. A leur tête le colonel Hans Landa.Cet homme est...

Valérian et la Cité des mille planètes

Valérian et la Cité des mille planètes

5

archibal

le 27 juil. 2017

Suivre

Luc Skywalker

Ca fait belle lurette que Besson ne m'a plus émoustillé avec ses films mais à l'annonce d'un tel projet c'était un peu revenu. Au même titre qu'un Ridley Scott par exemple la nostalgie de ses...

Mad Max - Fury Road

Mad Max - Fury Road

10

archibal

le 14 mai 2015

Suivre

Les fous du volant

Enfin un film qui tient ses promesses, les multiples bandes annonces faisaient plus que saliver et je redoutais qu'elles aient défloré trop de choses sans parler de la déception qui suit...

Les Animaux fantastiques - Les Crimes de Grindelwald

Les Animaux fantastiques - Les Crimes de Grindelwald

6

archibal

le 14 nov. 2018

Suivre

Jeu des 7 familles

Force est de constater que J.K. Rowling n'est pas aussi bonne scénariste qu'elle est romancière. L'univers étendu du "wizarding world" est un écrin exceptionnel qui représente l'intérêt majeur de...