Soit trois jeunes livrés avec le pack jeunesse : heureux, beaux, dingues, tourmentés, obsédés, cigarette au bec et bouteille à la main. Matthew est américain et débarque en France où il compte parfaire son français dans les salles obscures de la Cinémathèque (très fréquent, vraiment) . Il y rencontre Isabelle (Isa pour les intimes très intimes) et Théo, frère et soeur, et jumeaux, et français par-dessus le marché, traduisez: cave à vin de papa très remplie. On est en plein Mai 68, et puisque les parents laissent le superbe appart-dédale vide, pourquoi ne pas inviter ce jeune ricain pour faire honneur aux bonnes vieilles traditions hospitalières des parisiens? Matthew vient, et ne sera pas déçu du voyage : vivre à trois, ça vous change la vision d'une chambre (ou d'une baignoire, mais alors immense la baignoire). Les Innocents partait avec uen sacrée promesse : sur papier, l'idée était bonne , et des personnages passant leur vie à imiter des films avec , ça valait pour le coup le détour. Sur péloch, le résultat est bien différent : on ne voit ici qu'un interminable remake de ces mêmes films un peu d'auteurs, un peu sur Paris, un peu sur le cinéma, un peu subversif, avec un peu de guitares lanscinantes dans la B.O. Louis Garrel est ici un piètre clown, on y croit, allez, 3 secondes? Eva Green elle aussi en fait trop, quoique finalement à côté de son frère le jeu en devient presque juste. Seul Michael Pitt vaut le détour, ce type est extraordinaire, la tête d'américain la plus crédible depuis Matt Damon, mais moi je l'aime encore plus en tenue de tennis immaculée.