Le premier Insaisissables avait ce petit vertige délicieux qui vous faisait croire que la magie existait vraiment. La suite, elle, ressemble à un numéro de cirque répété jusqu’à la corde : plus bruyant, plus long, plus massif… mais sans éclat. Nouveau réalisateur, même formule : illusions, manipulations, tours de passe-passe… et un scénario qui se prend les pieds dans ses propres ficelles.
Les numéros étincellent encore, certes, mais tout sonne faux, mécanique, comme un automate qu’on aurait forcé à danser trop vite. On est époustouflé par moments, mais l’âme, l’émerveillement, la chair du premier film ? Évaporés. Insaisissables 2 est un feu d’artifice vide, une tempête de bruit et de lumière, magnifique… et fondamentalement creuse.