Lumiere tamisée qui pattine le velour côtelé, clair obscur degradé sur pantalon de laine et clarks, Les freres Cohen n'ont pas leur pareil pour recreer l'ambiance du New York des années 60. Le film, d'abord timide et classique se révele etre un véritable bijou empreint de mythologie Cohenienne. Joel et Ethan convoquent certains de leurs themes fetiches et mettent en place une odysee dans laquelle un artiste, voyageur a la veille ou au matin d'un succes relatif déambule, tentant de se faire un nom ou du moins de l'argent. Oscar Isaacs, genial de retenue, incarne ce Looser allegorique qui se trouve toujours sur le mauvais coté de la route, au mauvais moment sur scene. La force du personnage est d'ailleurs de n'etre ni assez bon ni trop mauvais dans ce qu'il fait pour a la fois etre le symbole du chanteur folk mythique et la parodie de ce dernier. les personnages (Et le/les chats !!) que Llewyn va rencontrer comme autant de jalons dans son epopée suivent le meme schema et nous font penser autant a des reminiscences de la beat generation qu'a des personnages Homeriens clairement identifiés. Finalement c'est aussi sur cet entre-deux que la mise en scene vascille, tantot sur un rythme lancinant entrecoupé d'humour noir, tantot dans des scenes de contemplations dans lesquelles surgissent de l'obscurité les chanteurs dechus qui "n'inventent ni ne creent rien", autant de srienes rendant echo a la mort et au temps qui defile, en l'attente d'un bateau qui veuille bien les emporter.
El_Fakir_Harry
8
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le 4 mars 2014

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El Fakir Harry

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