Instinct de survie par loval
Malgré une histoire de base intéressante, avec un père de famille divorcé qui doit s'occuper de ses deux jeunes enfants, le film de Luis Berdejo souffre d'un gros problème d'écriture. En effet, l'ensemble du long-métrage se traine avant de virer enfin dans le fantastique, ce qu'il repousse tristement au dernier moment. On sent la volonté du scénariste à vouloir établir une vraie relation entre père-enfants, qui s'avère finalement très laborieuse. Pour le coup, tout le film semble faire partie de l'exposition du résultat qu'il aurait dû être, et qui aurait assumé son penchant fantastique plus rapidement. En outre, le réalisateur semble avoir voulu placé ses influences pendant tout le film (de "Carrie" à "The Descent"), si bien que l'on retrouve un courant de références néfastes, qui alourdissent un récit déjà peu rythmé. Bref, ce n'est pas mécontent que je vois les lumières se rallumer dans la salle, malgré une fin étonnante pour un film américain.