Clap de fin, générique... C'est fort.
Plusieurs heures après le visionnage de ce film, je me dis une seule chose : avoir ressentie ces émotions si fortes comme l'amour d'un père pour sa fille, la bonheur d'un lieu familier, ou encore le fait de devenir grand-père... dans un film de science-fiction se déroulant dans l'espace est incroyable. J'ai été happé par la façon dont le film prend forme et m'accompagne avec lui dans cette ôde à l'amour.
Interstellar parvient à dépasser ce qui a tendance à me laisser en marge de certaines œuvres de Nolan : musique assourdissante, bavardage à l'excès et sur-explication, personnages plutôt désincarnés, confusion et manque de vie... Ici ce n'est pas le cas au contraire j'ai été touché par la vie que dégage ce film et c'est tellement plaisant de ressentir cela. L'aspect dirigiste de Nolan pour les moments d'émotions est malgré tout présent dans Interstellar mais personnellement j'ai été saisie par ces moments-là Le casting joue pour beaucoup. Matthew McConaughey, John Lithgow, ou encore la jeune Mackenzie Foy sont formidables.
Le voyage est impressionnant et ne se fait pas sentir dans la durée, je retiens particulièrement les séquences sur la première planète avec ses vagues immenses suivi du retour dans le vaisseau. Le moment ou le de personnage de Romilly (David Gyasi) qui a attendu dans le vaisseau retrouve ses compagnons d'explorations est magnifique, suivi de Cooper qui va immédiatement prendre connaissances des messages de la Terre envoyés par sa famille étant donné les "années terrestre" écoulées.
Il y a énormément de choses à dire et écrire sur ce film, nottament sur les questionnements de Nolan relatifs au temps, aux sens et aux avancées des recherches scientifiques et à la vie extra-terrestre. Quid de la pertinence des thèses et sujets abordés dans le film ? Je ne suis pas du tout questionné sur une quelconque recherche de pertinence (combien d'année terrienne ont(ils passé ici ou la ?), le film m'a plutôt interrogé et touché par sa dimension spirituelle qui me parle davantage. Le sentiment qui m'a dominé tout au long de la projection reste simplement un amour universel à l'échelle humaine que l'on peut entretenir pour autrui et pour son environnement "terrien" tout en étant tellement éloigné de ceux-ci.