Je suis ravi que le spectacle de masse ait encore ce genre de choses à montrer. On peut prêter à Nolan les références les plus nobles (Kubrick, Tarkovski), il reste avant tout un prestidigitateur de talent qui offre des tours plutôt que des oeuvres. Un reproche qui est à la fois qualité, tant son héritage renvoie davantage aux Cameron et Spielberg d'il y a 20 ans. En somme, l'orphelin d'un cinéma pop corn qui ravit les yeux et nourrit le souvenir. Interstellar est la résurgence d'un cinéma regretté, une bobine revenue d'un trou noir nommé Abyss ou Jurassic Park. Interstellar est tout simplement la plus belle mise en abyme de Nolan.