L’être humain a toujours eu soif de découverte, que ce soit l’exploration de la terre ou de l’univers. Balmat et Paccard pour le mont Blanc, Colomb ou Diaz sur les océans ou Amundsen pour les pôles chacun a voulu combattre l’impossible. Pour ce voyage interstellaire Nolan va plus loin car l’aventure n’est pas seulement liée au désir de l’au-delà mais aussi à la survie même de l’humanité. La terre subit un dérèglement climatique qui engendre tempêtes de sable et réchauffement. Il est nécessaire à l’espèce humaine de trouver une planète pouvant accueillir une colonie qui empêche l’extinction de la civilisation. Qu’il est héroïque de penser qu’une vie puisse sauver l’humanité mais qu’en est-il si il s’agit de la sienne ?
Cette question posée à un père fait forcément écho. La filiation change la façon d’appréhender le monde et le désir permet d’ouvrir les portes de l’inexplicable. L’amour amène Cooper (Matthew McConaughey) au centre d’un trou noir afin de revenir dans un passé composé de multiples dimensions et de pouvoir envoyer des messages à sa fille Brand (Anne Hathaway). Cette œuvre de science-fiction est accréditée par Kip Thorne physicien et théoricien célèbre pour ses travaux sur la gravitation. Cela donne du crédit et renforce la crédibilité de l’histoire. L’ensemble est soutenu par la musique de Hans Zimmer, des effets visuels à couper le souffle et un jeu d’acteurs exceptionnel. Nolan tient enfin son chef d’œuvre.