Invasion Los Angeles est une belle découverte. Je connaissais John Carpenter plus pour ses bandes sons et ses titres majeurs comme "The Thing" et d'autres mais ici on découvre un véritable talent de récit.
Toute la première partie jusqu'à "la bataille finale" bien ficelée, le personnage de Nada est presque aphone pendant toute cette partie et on traverse ses découvertes et ses émotions à travers son langage corporel. Cela joue sur la sensation d'inconfort, de malaise et de misère sur toute la phase d'arrivée du personnage à Los Angeles.
L'oppression est le thème central de ce film qui peut se retrouve exprimée de manière puissante et esthétique à plusieurs reprises
- La 1ère intervention de la police (dont on ne voit pas les visages)
- Les messages subliminaux centrés autour du consumérisme
- Les différentes attitudes des personnages : Franck qui ne veut pas prendre de risque, Nada qui menace Holly et Nada qui force Franck a mettre les lunettes pour qu'il regarde la vérité.
Finalement, ce que le film raconte c'est que l'oppression est un thème cyclique dans l'humanité et qu'il s'exprime à la fois d'un point de vue systémique (les aliens qui contrôlent la planète, les élites qui profitent des humaines) mais aussi du point de vue des individus (Quand Nada apprend la vérité, il force son acceptation soit par la menace ou par la violence).
J'ai trouvé ça vraiment prenant.
La bande son est parfaitement dans le thème avec des sonorités froides, électriques et punk qui rappellent Final Fantasy 7.
Toute la dernière partie n'est pas à retenir car elle ne raconte pas grand chose de plus et tombe dans le gun-movie un peu cliché.