Plus un film sur les services secrets qu’un film d’espionnage Ipcress est une plongée angoissante et paranoïaque dans le monde des programmes secrets. Basé sur les véritables expériences de contrôle mentale sous stress il tord le bras au genre lui même des films qui glorifie la profession comme ceux qui les dépeint comme tous des cyniques et cruelles. Il dévoile sans glamour le monde du renseignement, proche de la réalité ou les services garantissent la sécurité et la réputation non du pays ou mais du service lui même. Il est l’arme la plus puissante d’un état car les deux nerfs de la guerre que sont l’économie et le niveau technologique peuvent être réduit à néant par un espionnage efficace.
C’est sur qu’on n’est pas dans un James Bond ou Au services de la France. On est pas là pour vous montrer du spectaculaire, on n’est pas non plus dans Conversation secrète ou la technique remplace l’être humain à la fin fataliste. Calculé jusque dans ces plans ou ses cadrages avec angle de caméras atypique, des ombres projetés ou tout les personnages sont symboliquement oppressés. En prime c’est un beau film couleur et une musique envoûtante renforçant l’aura que Caine donne à Harry Palmer. Parlons en de cette antihéros cynique, insolent non sans défaut issu de la classe ouvrière incarnant un espion amorale.
Ipcress a eu des suites et récemment une série remet en scène le mystérieux programme. C’est devenu un classique qui a inspiré plus d’un film dans son genre. Et sinon vous pouvez voir un bon film avec Michael Caine.