Misère…
J’avais séché Antoinette dans les Cévennes il y a trois ans, mais tout le monde en ayant dit le plus grand bien, j’ai fini par me dire que j’avais peut-être loupé un truc tout compte fait, et me suis donc laissé tenter par cette nouvelle collab Caroline Vignal/Laure Calamy… mais purée, j’espère qu’Antoinette était meilleur que cet Iris, parce que celui-ci est nul comme tout…
Je vois bien ce que le film cherche à faire (célébrer le désir et le plaisir féminins : j’ai bon ?), et moi j’ai aucun souci avec ça (d’ailleurs allez tous voir Pauvres Créatures dans deux semaines, c’est de la balle), puis j’aime bien Laure Calamy (au cinoche) et j’aime bien le sexe (au cinoche mais pas que), donc allons-y pour la fusion ; mais l’exécution c’est juste pas possible, c’est d’une platitude d’écriture (en-dessous c’est le néant) et de mise en scène (cherchez pas le cinéma, y’en a pas) de bout en bout… C’est vraiment la petite comédie de mœurs parfaitement inoffensive (nonobstant deux ou trois maigres tentatives de discours subversif qui ne bousculeront en fait personne en 2023), absolument pas drôle (j’ai peut-être souri, allez, trois fois, emporté par la bonne humeur générale) et même pas spécialement généreuse en matière de sexe (puisque c’est de cela qu’on parle).
C’est nul, désespérément nul.
Alors le film a pour lui d’être toujours très gai et résolument bienveillant, ce qui le rend difficilement détestable, mais enfin… Il y avait peut-être mieux à faire sur ce thème qu’une succession de vibrations de portables (le running gag du film, jamais entendu autant de portables vibrer dans un film, et c’est insupportable à la longue, surtout quand c’est par-dessus des bruits d’engins de dentiste), de scènes de cul timorées, une séquence chantée/dansée éco+ et un discours se limitant aux lieux communs acceptables sur le sujet.
Après, ça rigolait de bon cœur dans ma salle du début à la fin, donc c’est peut-être moi qui suis un peine-à-jouir après tout…