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le 3 janv. 2024
SuivrePar Isis et Osiris
Le film n'a rien d'exceptionnel et je ne peux blâmer les mauvaises critiques pour cela. Entre des dialogues rasoirs, de la complexité inexistante des personnages ou encore un esthétisme des plus...
Curieux, comment ne pas l'être, du nouveau long-métrage de Caroline Vignal après Antoinette dans les Cévennes. C'est toujours avec Laure Calamy, dans Iris et les hommes, mais sans ongulé, cette fois. Est-ce d'avoir laissé de côté l'âne rétif qui explique que le film y aussi perdu son âme, avec cette comédie très poussive qui semble recycler tout un tas de recettes éprouvées pour nous raconter les escapades de sexe buissonnier d'une épouse délaissée ? Il ne suffit pas de se brancher sur des applis dédiées et user des réseaux sociaux ad nauseam pour donner des airs de nouveauté à un sujet qui a alimenté de tous temps la littérature et le cinéma, à savoir la tentation dans le couple d'aller voir ailleurs si l'herbe à brouter n'est pas plus verte. En l'occurrence, comme son titre l'indique, Iris et les hommes ne s'intéresse qu'aux aventures extra-conjugales de l'épouse, qui n'ont vraiment rien de palpitant, en laissant de côté un mari visiblement peu concerné et suspicieux (Vincent Elbaz, qui n'a pas grand chose à faire mais le fait bien). On l'a compris, c'est un festival Laure Calamy, y compris dans un passage façon comédie musicale quelque peu grotesque. Certainement que l'on pourrait s'en contenter un dimanche soir d'hiver à la télévision ou sur une plateforme quelconque mais au cinéma, sur un bel écran, l'exigence est autre et Iris et les hommes n'est pas loin de tutoyer le néant de la comédie de mœurs.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Festival du film francophone d'Angoulême 2023, 2024 en avant-premières et Au fil(m) de 2024
Créée
le 24 août 2023
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