Faire un huis clos ce n'est pas simple, surtout quand l'espace est aussi restreint, pourtant Markiplier s'est plutôt bien débrouillé. Les angles de caméra ne sont pas répétitif et s'adaptent à la progression du récit et à sa tension. Les plans macro sur la condensation, les gouttes de sang qui s'infiltre ou sur le métal rouillé sont très efficaces et participent à faire du film une expérience sensorielle qui fonctionne. À ce titre le sound design et la musique complètent très bien l'ensemble sans prendre plus de place que nécessaire. Ce qui péche un peu est l'aspect très numérique de l'image, cela lisse et je trouve ça un peu dommage. La trouvaille visuelle des photographies intermittentes à rayons x est excellente, elle propose une imagerie spectrale inventive qui accentue l'aspect inhospitalier et terrifiant du monde dans lequel l'histoire se déroule.
Ce qui m'a un peu frustré est l'histoire, bien qu'elle soit plutôt bien racontée la fin est un peu longue, répétitive et trop mystérieuse pour être satisfaisante. Certes cela va avec l'horreur cosmique du récit mais à mon avis ça aurait mérité un peu plus de clarté.
Dans l'ensemble cela reste un bon film de genre qui exploite intelligemment ses contraintes.