Avant de regarder un film, dorénavant, j'essaie de me renseigner un minimum, de lire quelques critiques, pour savoir si je me lance, ou pas.
En effet, mon but est de perdre le moins de temps possible, en visionnant une daube, qui m'accapare pendant une heure et demi minimum.
J'en sors frustré, parfois énervé, et je n'aime pas cette sensation.
Malheureusement, les films valant le détour se font rare.
Du coup, j'ai élaboré de petites stratégies.
D'emblée, j'ignore TOUT ce qui est produit, de près ou de loin, par Netflix et les autres Big Brothers.
Je sais, ça peut paraître un peu extrême.
Mais j'ai testé, quelque temps, entre les documentaires américains spectaculaires, sensationnels, et les films, dont on comprend bien qu'ils répondent à un cahier des charges idéologique et culturel.
Il est clair que certaines choses,, certains concepts certains thèmes, certaines histoires, certaines représentations, et certains points de vue, seront bannis des empires mondiaux de la production cinématographique.
Je crains, aussi, qu'il faille désormais éviter les productions de Canal +, en France.
(voir celles du CNC et autres instances étatiques, surtout européennes).
Revenons à nos moutons.
Je me suis dit, tiens, un film "indépendant", de science-fiction teintée d' horreur, avec un pitch alléchant et des critiques, à priori, sympathiques
Allez, je prends (désolé, je ne suis pas mécontent, encore une fois, d'avoir économisé un cinoche sur ce coup là).
J'avais lu, aussi, quelque part, que l'idée de ce film venait d'un jeu vidéo, genre survie dans un monde post apocalyptique, dont j'ai oublié le nom.
On s'en fout un peu car ce concept est ultra repris dans ce domaine.
Il y a des tonnes et des tonnes de jeux basés sur le même délire, en gros.
Et là, un doute m'a pris.
Construire tout un scénario autour d'un postulat basé simplement sur celui, ultra basique, forcément ultra simpliste, d'un simple jeu, c'est casse gueule, et ça donne en général de grosses bouses, à l'écran.
Moi qui ai joué des heures et des heures à "Super Mario","Street Fighter II" et "Sonic" (c'est ma génération), je me souviens de la catastrophe que ça avait donné en film.
Et c'est loin d'être les seuls, il y a aussi eu "Mortal Kombat (1995)", qui je crois, fut l'un des pires, dans le genre.
Une bouse intersidérale, un nanar ultime.
A tel point que je ne veux même pas entendre parler, de près ou de loin, des suites éventuelles de ces œuvres anecdotiques largement oubliables.
Bref, au début, c'est encourageant, le décor est planté, la situation est énoncée.
On en apprend un peu plus sur le héros (facile, il est seul).
Une sorte de taulard maudit, envoyé en exploration dans un océan de sang, dans une sorte de sous-marin rouillé, à moitié pourri.
On comprend vaguement que l'humanité est en voie d'extinction, à la surface, à travers les converstations.
Mais, vers la moitié du film, il ne s'est toujours pas passé grand chose.
Le temps passe lentement, et c'est ennuyant.
Ensuite, sans spoiler, je peux dire que je n'ai pas été époustouflé.
Il n'y a rien de transcendant, au final.
Je suis plutôt resté dans un grand flou.
En tous cas, ce n'est pas un film d'horreur.
Je ne suis même pas sûr qu'il y ai vraiment une menace particulière, tellement c'est vague.
Cela se termine en queue de poisson. La tension ne monte pas vraiment.
Le héros ne gagne pas en épaisseur, au final.
Le concept de l'enferment, du huis clos, est à double tranchant.
Si il n'y a que ça, on s'ennuie vite.
Et là, je me suis un peu fait chier, j'avoue.
C'est la même chose avec la production franco-ukrainienne "U Are the Universe (2024)".
C'est plus ou moins le même film, sans beaucoup de moyens, avec les mêmes faiblesses, notamment scénaristiques, et donc, à la clé, les mêmes longueurs.