L’anti cinéma américain est la. On reproche souvent à ce dernier de rendre la violence séduisante, agréable à regarder voir jouissive. Irréversible nous donne l’inverse. Célèbre pour sa longue et difficile scène de viol, elle est justement interminable, horriblement difficile à regarder car elle ne minimise pas l’acte, allant même jusqu’à retirer au spectateur une possible échappatoire pour faire durer le déplaisir.
Pourtant le génie du film n’est pas là mais dans sa fin. Un anti-happy end intelligemment construit grâce au montage antéchronologique. Un film brutal.