Un soir de déprime, encouragé par un morceau de space cookie et la volonté de ne pas rentrer chez lui, Alex s’immisce dans un comedy club. Pour ne pas en payer l’entrée, il s’inscrit sur la liste des intervenants. Dans la lumière, un micro en main, il s’épanche sur son divorce et ravit le public. Une étoile est née ?
L’art‑thérapie, une épiphanie pour ce brave Alex ! Dans un enchaînement séquentiel habile et bien vu, le triste sire passe directement de la chambre à coucher à la scène. Face à un public étranger, il peut enfin exprimer sa fragilité, ses doutes, ses peines et ses frustrations. Tout ce qu’il n’a jamais su dire à Tess.
Le problème est que, sous les projecteurs, l’homme ne fait pas rire. Ses improvisations et ses confessions intimes n’ont rien de transcendant. Seule sa sincérité est convaincante. En réalité, il s’avère beaucoup plus drôle en jonglant avec ses gentils parents, ses garçons de dix ans qui l’encouragent à avoir des projets, les deux chiens en garde partagée, et son poto fumeux, Bradley Cooper, parfait dans le rôle d’un comédien sans succès, mais qu’un simple chapeau de cow‑boy met en joie.
Le réalisateur‑acteur adapte avec tact cette histoire vraie et confie le rôle principal à son meilleur ami dans la vie. Will Arnett, mais aussi Laura Dern, brillent en incarnant ce couple « sous pression », usé par le temps, les rêves et les joies avortés. Accepter d’être malheureux avec l’autre, est‑ce vraiment une solution ? Il n’empêche que voir ces deux quinquas cacher leur nouvelle liaison comme des adolescents apporte du délicieux à cette comédie de remariage, plus tendre qu’hilarante.
(6.5/10)
@cinefilik.bsky.social
cinefilik.wordpress.com