Brand new, you’re retro.
Le teaser d’It Follows m’avait frappé par sa puissance évocatrice d’une ambiance anxiogène à vous vriller les tripes.
La bande annonce de deux minutes me fit l’effet d’une douche froide. Tout y semblait expliqué. Il se trouve que le film était au programme de la sud est connexion et qu’avec le défi Watchlist 2015, il me semblait être l’œuvre la plus proche pour être certain de ne pas faire l’impasse sur ce défi là. En effet plus proche était le film, moins j’aurais de chance d’oublier que je me l’étais imposé.
Et puis j’avoue qu’accompagner la toute menue Brisby est toujours un plaisir. Elle est rigolote et elle pense que si elle te tape l’épaule parce que tu lui tapes sur les nerfs, tu vas ressentir une quelconque douleur.
Faut dire qu’en ce moment c’est la débandade au sein de la connexion. Chacun se fait rare. Et comme Stéphane, ce qui est rare est cher. Et puis des voix dissidentes se font entendre, elles n’ont pas toujours l’opportunité de se déplacer sur Aix.
It follows donc, c’était l’occasion de voir un film dont j’ignorais l’existence avant de proposer des films à voir pour le mois de février aux potos de la connexion.
It was acceptable in the 80’s
J’ai un peu cherché, ce qui veut dire : vaguement, sans aller au-delà des quelques premiers résultats de ma google search. J’ai donc un peu cherché l’âge du réalisateur car c’est fort utile quand on a déjà compté le nombre de personne qui sont monté dans le bus. En regardant It follows, j’ai surtout ressentit une chose, comme si les trentenaires étaient arrivés à concrétiser leur fantasme : retourner dans l’époque bénie qui les a nourris.
Loin d’être un expert, je me permets de me questionner sur la corrélation entre l’(a ré)émergence de la sythwave et au retour d’un certain genre de thriller psychologique.
C’est à ce moment-là que TU interviens et que tu me corriges, vite, vite je suis en train de dire n’importe quoi comme si j’avais la moindre idée de ce que j’avance.
Vielles téloches, mais dessous de chez Etam, selon l’experte assise à mes côtés. Et il y a comme un faux air de John Bender dans le personnage de Greg, le mec trop cool, tellement cool qu’il s’en fout d’être cool, alors il est cool avec le fait d’être cool.
Cool.
Je veux te baiser, tu veux me baiser, nous nous voulons nous baiser hunhun hunhun.
En attendant It Follows, use autant d’une ambiance bien anxiogène que de nombreux "phantom rides", ce n’est pas tant qu’on a vraiment peur, on sait bien que tout ça semble inévitablement fatal. On attend surtout de voir quelle nouvelle forme va prendre l’apparition. Jusqu’où elle va approcher notre héroïne.
Ce qui me frappe c'est le soin apporté à la réalisation, à l'ambiance de l'éclairage. La bande son, vient compléter cette recherche du bon. A ce niveau le film est une vraie réussite à mes yeux, mais fallait-il imaginer tout ça pour nous parler de MST?
xoxo