Une métaphore sur les MST, qui raconte comment Jay va être sexuellement "infectée" par son petit ami Hugh, qui va lui refiler une sorte de créature qui peut prendre n'importe quelle forme, et qui poursuit lentement mais sans relâche sa victime.... jusqu'à ce que la cible couche avec quelqu'un et lui refile donc la créature. Une fois convaincue de l'existence de cette créature qui peut prendre n'importe quel visage, Jay va tout faire pour essayer de lui échapper puis de la tuer.

On l'attendait ce film, on avait entendu tellement de bonnes choses qu'on avait impatience de pouvoir enfin aller le voir au ciné. On est allé à la séance du soir, à fond dans l'idée de se faire un bon gros frisson. Au final, le frisson n'est pas venu. Les rires, par contre, oui : on n'a pas pu s'en empêcher une poignée de fois pendant le film.

Pourtant, tout semblait réuni pour arriver à un bon résultat. Pas de réalisateur parkinsonien, pas de surenchère de gore (tout est dans l'atmosphère, dans la suggestion), des acteurs corrects (et pour une fois, ils n'ont pas pris des acteurs de 30 ans pour jouer des 18-20 ans), une histoire qui tient la route, et une BO du tonnerre. En fait, en voyant ce film, j'ai retrouvé le plaisir du premier Halloween de John Carpenter, autant dans la mise en scène lente et suggérée, que dans la musique au synthé.

Mais malheureusement, malgré tout ça, pas une seconde de peur, pas le moindre frisson. Et quelques détails sur la seconde partie qui nous ont fait un coup de wtf et qui ont cassé un peu l'ambiance et la tension [spoiler, passez au prochain paragraphe] (par exemple, quand ils décident d'aller tuer la chose, pourquoi vont-ils à la piscine ? qu'est-ce qu'ils espèrent obtenir en se cloîtrant là dedans ? vu le résultat on se le demande, ou encore le dialogue carrément risible lorsque Jay et Paul ont fini de baiser "tu sens quelque chose de différent ?" (même dans le contexte, facepalm).[/spoiler]

Au final, je mets la moyenne parce que l'histoire tient quand même la route, la musique est géniale, et ..... parce que mine de rien, on s'est bien marré pendant la séance.
_Sebastos_
6
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le 19 févr. 2015

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_Sebastos_

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