Seul survivant d'une patrouille décimée en 1918, un homme a juré que la guerre n'aurait plus jamais lieu. 18 ans après son J'accuse muet, Abel Gance tourne un remake, en utilisant certains plans de l'oeuvre originelle, alors que la deuxième guerre mondiale devient de plus en plus probable. Film d'un humaniste et d'un pacifiste convaincu, ce deuxième J'accuse est prémonitoire du conflit qui s'annonce. D'un lyrisme parfois désuet, Gance se transcende dans un final hallucinant où les morts de 14 reviennent pour empêcher de nouveaux massacres. Avec un Victor Francen dément et des gueules cassées véritables au premier plan, le film devient comme une vision de l'enfer. L'avertissement ne suffit pas, on le sait aujourd'hui, mais ses images fantastiques restent cauchemardesques.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Créée

le 21 déc. 2016

Critique lue 506 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 506 fois

1
3

D'autres avis sur J'accuse

J'accuse

J'accuse

8

Boubakar

6757 critiques

Morts de Verdun, levez-vous !

Remake d'un film déjà réalisé par Abel Gance en 1918, J'accuse est un vibrant plaidoyer pour la paix entre les peuples, alors que la menace de la guerre revenait frapper aux portes vingt-et-un ans...

le 13 oct. 2019

J'accuse

J'accuse

10

Juliette-Cinoche

333 critiques

Offensive pour la paix

En 1938, Abel Gance reprend le thème anti-guerre d'un film muet du même titre qu'il avait réalisé en 1919, parce que le bruit des bottes commence à se faire entendre un peu partout en Europe et...

le 18 nov. 2020

J'accuse

J'accuse

9

Iloonoyeil

1286 critiques

Plusieurs versions au fil du temps …..

Abel Gance est un immense cinéaste du vingtième siècle…..Outre la version originale de 1918/ 1919 , celle de 1938 fut sonorisée et Abel Gance eut l’idée de proposer ce film pour éviter la guerre , 21...

le 5 déc. 2025

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

8149 critiques

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

le 28 mai 2023

France

France

8

Cinephile-doux

8149 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8149 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021