À vingt ans, toutes les nuits sont douces, et on les croit interminables. À vingt-trois, l'aube est finie, et il faut se lever.
VERSION PORTE D’ILYTCH
Amusant de voir Tarkovski jouer les acteurs de second plan, en faire des tonnes et être incapable d’oublier la caméra comme tout mauvais acteur. 32 ans, il en fait déjà le double et joue un type de 20. Normal. Il est d’ailleurs de tous les faux raccords dans sa séquence, à croire que c’est une private joke. Une scène typique d’ailleurs de ces fêtes qu’on rencontre dans tous le cinéma des années 60, d’Antonioni à Fellini ou dans le cinéma de l’est… L’errance existentialiste de la jeunesse des trente glorieuses… Plus amusant encore, la scène qui suit pompant allègrement (ou hommage du coup) l’esthétique de L’Enfance d’Ivan : caméra et lenteur flottante, sonorités sourdes et répétitives, le tout dans les tranchées, et une rencontre hallucinée avec le papa disparu. « Tu peux pas me donner des conseils, popa ?… » « Tu as quel âge ? » « 23. » J’en ai 20, quel conseil voudrais-tu que je te donne ?… » (Une fin toute autre donc dans la version remontée — et retournée en partie — pour sa version autorisée — et primée — d’origine « J’ai vingt ans ».)
Commentaire complet à lire sur La Saveur des goûts amers
——————————————————————
À retrouver sur La Saveur des goûts amers :
En rab :