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le 8 juin 2018
SuivreJa-loose
Typiquement le film français lambda : grand public sans être populo, à visée humoristique mais avec un fond "sérieux", doté d'une mise en scène simplement fonctionnelle, et avec une comédienne de...
Ils sont frères. L'un est directeur de casting, l'autre écrivain (à succès). Il parait que leurs goûts cinématographiques sont aux antipodes. Ce qui ne les empêche pas de tourner à quatre mains, hier pour La délicatesse, aujourd'hui pour Jalouse. Stéphane et David Foenkinos savent que l'écriture et le choix de l'actrice (ou acteur) principale sont déterminants et, à l'évidence, ce sont ces deux aspects qui font de Jalouse une comédie plus que honorable, servie par des dialogues et une narration sans fausses notes et dominée par une Karin Viard qui semble se délecter d'un rôle où elle apparait à la fois odieuse et au bord de la crise de nerfs. Jalouse oui mais surtout d'une malveillance naturelle dans laquelle on ne saurait déceler aucune méchanceté autre qu'impulsive. Un beau personnage de femme aux prises avec la cinquantaine approchant et surtout en opposition à une fille quasi parfaite. Ils sont d'ailleurs plutôt rares les films qui traitent de l'envie entre mère et fille et Jalouse pousse le bouchon assez loin en la matière. D'un autre côté, cette comédie qui n'oublie pas d'avoir un arrière-plan dramatique est assez encombrée de scènes convenues et de dialogues parfois "faciles" que l'aisance de Viard fait passer pour des saillies irrésistibles. La mise en scène passe inaperçue mais on se doute bien que cela n'a pas trop d'importance pour les frères Foenkinos. Succès garanti pour Jalouse, ce n'est pas ardu à imaginer, et même carton assez prévisible. Ce qui ne serait pas immérité du tout (quand on voit le niveau des films qui paradent en tête du box-office).
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Créée
le 3 nov. 2017
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