Il s’en faut parfois de peu pour faire d’un potentiel bon film un film tout juste moyen. Jamais contente est en effet trop bancal pour convaincre…
Aurore a 13 ans et redouble. Et elle semble s’être lassé de tout. De sa famille qui l’insupporte, de l’école, et même un peu de ses amis. Alors que lui reste-il ? Peut-être le groupe qui lui propose de jouer pour eux ? Ou la recherche d’un garçon ?
Difficile de résumer le film car celui-ci illustre plus une tranche de vie d’une ado timide et un poil rebelle. Tiré d’un livre qui a visiblement obtenu un beau succés, Jamais contente parvient assez régulièrement à mettre du baume au coeur. Le soucis étant alors que ses personnages secondaires ne sont absolument pas traités et qu’au final, peu d’histoires aboutissent à une véritable relation. Il aurait été, par exemple, intéressant de donner un rôle un peu plus important au personnage du prof (Alex Lutz est d’ailleurs excellent dans le rôle) pour lui éviter de nager entre deux eaux.
Et c’est un peu le cas de tous, on ne sait pas vraiment par quel bout les prendre. Cela peut se justifier par le fait qu’on ait le point de vue d’Aurore uniquement mais il est du coup difficile de s’attacher à eux et de comprendre certaines réactions d’Aurore. Du coup, si on rit bien à plusieurs reprises, on n’en sort pas vraiment avec un souvenir mémorable. Juste celui de ne pas avoir trouver la séance désagréable. C’est mieux que rien vous me direz…