Jamais le dimanche par Alligator
Ilya (Melina Mercouri) est une prostituée heureuse, aimant les hommes, se baigner le matin dans le port du pirée, chanter, danser sur du bouzouki, faire la fête avec ses amants et l'équipe de foot locale. Elle aime par dessus tout transformer les tragédies grecques en de doux contes heureux. Une hédoniste.
Homer est un touriste américain fanatique de philosophie et de cultre grecque. Il aime la tragédie et la logique. Un rationaliste moralisateur qui ne supporte pas le genre de vie d'Ilya qui le fascine cependant.
Il va faire en sorte, en Pygmalion à la Shaw, de métamorphoser celle dont il refuse de voir le bonheur. Il lui révèle que Médée tue ses enfants. Et la rend malheureuse.
Un peu trop didactique à mon goût, le film manque par moments de finesse. Par contre, la liesse et le soleil parent le film d'une éclatante lumière, grâce aux acteurs et à une musique traditionnelle, belle et joyeuse, une réalisation propre, solide.
Un festival de bonne humeur, quelques grandes scènes : l'apparition et le bain matinal d'Ilya est un très grand moment, énergique, drôle et rieur ; j'aime particulièrement les scènes de bar et d'ivresse ; j'adore la scène de la grêve et du marchandage au commissariat.