Probablement le plus intriguant des James Bond. Né d'une discorde autour des droits d'auteurs d'un scénario qui ne vît jamais le jour, mais dont certains éléments furent repris dans le film Opération Tonnerre plusieurs années plus tôt, ce James Bond est une sorte d'épisode à part, qui ne compte à ce jour toujours pas dans la filmographie officielle (qui compte 22 films).

Le principal attrait de ce James Bond reste sont ton particulièrement second degré, et son histoire totalement à part. James Bond à la retraite dans un centre de soin, qui doit surveiller son cholestérol mais introduit en douce du foie gras et du champagne dans sa chambre, peine à perdre ses réflexes d'agent secret, et mène l'enquête en solo en s'appuyant sur ses amis (notamment Felix Leiter). Un Sean Connery vieillissant qui joue de son très particulier charme ironique pour souligner l'absurdité d'une succession de scènes qui résonnent comme un hommage à toute l'imagerie et le style de Bond.

Impossible de ne pas être charmé par quelques amusants guests (Rowan Atkinson) ou certaines scènes décalées (Bond et Leiter qui échappent à leurs ennemis en se faisant passer pour des joggers rythmés par des "un deux un deux" en Français dans le texte), en tous cas pour tout amateur de James Bond qui se respecte.

C'est peut-être là le seul défaut de ce film, qui réclame de connaître en détail la série pour en apprécier toutes les variations et les clins d'oeil, en particulier à son "jumeau" Opération Tonnerre (dont l'histoire est naturellement très ressemblante). Un peu à la façon de Casino Royale qui joue des codes des précédents films pour mieux les détourner ou prendre le fan à revers. A réserver donc aux amateurs de l'agent pas secret du tout les plus avertis sous peine de passer à côté de tout le suc du film.

Petite anecdote amusante, le film est sorti la même année qu'Octopussy (avec Roger Moore, plus gros succès des deux films) et des journalistes se sont amusés à demander à un Sean Connery en pleine promotion de son film qui était son James Bond préféré. Celui-ci a levé un sourcil et répondu "Roger Moore". Le ton du film était donné.
Bleh
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le 1 juil. 2010

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Blèh

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