Il est difficile de parler du troisième film de Yannick Bellon dans le sens où il n'a pas de narration classique. Il s'agit plus d'un songe, ou d'un conte à la Duras, où une jeune femme vend des objets, qui sont autant de souvenirs, à la salle de Drouot où ont lieu des enchères.
J'avoue que le film m'a interloqué à plusieurs reprises, mais je ne peux pas nier sa beauté formelle, ni la justesse des comédiens (Bulle Ogier, Jean-Marc Bory et un jeune Bernard Giraudeau). Mais au fond, ce qui m'a le plus intéressé, c'est de voir les plans de déambulation, notamment de Ogier et Bory, dans le Paris de 1976, qui sont comme autant de madeleines sur un passé révolu. Après, il faut dire que c'est un film difficile d'accès, dont l'abstraction est le mot-clé, avec des voix-off en permanence, où il y a quand même la très belle musique de Georges Delerue.
Je ne peux pas nier un certain ennui, bien que ça dure à peine 75 minutes, mais il en faut pour tout le monde, et je comprends parfaitement qu'on puisse sensible à quelque chose d'aussi diffus. Mais je n'ai pas trop accroché...