Quelle bonne idée de traiter du malaise d’être célèbre ! Quelle riche idée de confier le rôle principal à une star mondiale qui joue son propre personnage ! Voilà, tout est dit. On saupoudre le tout de sauce Netflix, c’est-à-dire, une lumière impeccable, une photographie au millimètre, des décors si léchés qu’on doute même qu’ils soient réels alors qu’ils le sont. Le réalisateur réussit à rendre un autorail italien aussi net qu’un train suisse. Même les scènes de « pagaille » sont ordonnées au cordeau. Le moindre figurant est calé au dixième de millimètre, accessoires compris. Bref, il n’y a pas un bout de fil qui dépasse. Si c’est voulu pour donner l’impression d’un Hollywood « on the road » c’est réussi. Si c’est une illustration de la dérive bien sage d’un acteur en plein questionnement, c’est raté. Je ne sais pas me prononcer après avoir vu le film. Au final, un agréable divertissement duquel ressort l’humanité de Clooney avec comme un éclat d’autodérision dans son regard qui nous dit : « S’il suffisait d’avoir du talent pour avoir du succès, ça se saurait depuis longtemps ».