Jimmy and Stiggs
5.1
Jimmy and Stiggs

Film de Joe Begos (2024)

Voir le film

Plus film expérimental que série B potache, Jimmy and Stiggs nous embarque dans un délire paranoïaque haut en couleurs flashy où drogue et alcool permettent (peut-être ?) de résister à une influence alien, ce qui constitue essentiellement l'élément comique du métrage.

Si le film possède des qualités et quelques bonnes idées, c'est son rabâchage à outrance qui finit par le rendre terriblement chiant.

Ici le scénario (ou plutôt note d'intention) est plus une excuse pour se lancer dans un trip non-stop qui opposera Jimmy and Stiggs à quelques aliens en carton-pâte dans un appartement, on alterne les nombreux passage en caméra subjective avec quelques plans rapprochés dans une ambiance brumeuse et fluo agrémenté de "fuck" toutes les 5 secondes (et je ne suis même pas certain d'exagérer) et de hurlements sur fond de musique agressive typé rétro-électro-metal, tout ça en effectuant des aller-retours dans 3, 4 pièces... et c'est fatiguant.

Et c'est son principal problème, c'est qu'il y a beau avoir une certaine maîtrise, des idées chouettes et efficaces et une atmosphère radicale, tout ça reste répété en boucle pendant 1h20 sans grandes variations et voir un acteur picoler son whisky toutes les trois plans, sniffer son dafalgan au moindre temps mort, bastonner de l'alien et se faire asperger de peinture fluo toutes les minutes, j'ai beau bien aimer ça, le comique de répétition devient lassant d'autant plus que le côté huis-clos n'aide pas et que l'humour se limite à ça.

Passé une demi-heure de découverte, le film devient compliqué car on comprend assez vite qu'il est difficile d'en attendre plus.

C'est dommage car le choix esthétique et la réalisation dynamique sont vraiment fascinante, surtout pour un film qui fait clairement la part belle au DIY et rejoint par là Bad Taste dans son approche.


En revanche, c'est bien là où je mettrais un avertissement, c'est que contrairement à ce que l'affiche avance, on est loin de Braindead ou de l'esprit de Peter Jackson qui s'annonce clairement comme des comédies gore avant tout.

Ici, c'est plutôt une touche Gaspard Noé qui serait resté bloqué dans l'appartement de "Las Vegas Parano" de Terry Gilliam.

C'est effectivement une expérience avec des qualités mais malheureusement qui souffrent de longueurs et répétitions qui n'en font pas un très bon film.

Yoann_O_Bedlam
4
Écrit par

Créée

le 1 nov. 2025

Critique lue 41 fois

Yoann O'Bedlam

Écrit par

Critique lue 41 fois

1

D'autres avis sur Jimmy and Stiggs

Jimmy and Stiggs

Jimmy and Stiggs

2

RENGER

4691 critiques

Répétitif, laborieux et éreintant.

Un cinéaste en galère prétend avoir été enlevé par des extraterrestres et se lance dans une lutte acharnée pour en venir à bout…Coproduit (et distribué aux États-Unis) par Eli Roth, Jimmy and Stiggs...

le 12 févr. 2026

Jimmy and Stiggs

Jimmy and Stiggs

4

Yoann_O_Bedlam

71 critiques

Bad trip parano

Plus film expérimental que série B potache, Jimmy and Stiggs nous embarque dans un délire paranoïaque haut en couleurs flashy où drogue et alcool permettent (peut-être ?) de résister à une influence...

le 1 nov. 2025

Jimmy and Stiggs

Jimmy and Stiggs

2

catapulte

2 critiques

La morale de cette histoire

Tu peux filmer deux mecs bourrés mais tu ne peux pas filmer en étant bourré.

le 6 nov. 2025

Du même critique

Le Tambour

Le Tambour

5

Yoann_O_Bedlam

71 critiques

Un tambour qui cogne dur.

Décidément, je ne parviendrais sans doute pas à noter ce film. Si je m'écoutais, il aurait droit à un médiocre 2 ou 3 mais c'est bien parce que je l'ai trouvé insupportable... attention, pas...

le 30 mars 2015

Star Trek : Picard

Star Trek : Picard

4

Yoann_O_Bedlam

71 critiques

Admirable Jean-Luc Picargh.

Bon, ça ne démarre pas top ouf mais les premiers pas dans la nouvelle arrivée de l'univers Star Trek se fond et colle à la nouvelle image modernisée, démarche entamée avec Star Trek Discovery, dans...

le 24 mai 2020

#DRCL Midnight Children, tome 1

#DRCL Midnight Children, tome 1

3

Yoann_O_Bedlam

71 critiques

#Nanar

Une "vilaine" rouquine qui fait du catch maison, des reflets sur les lèvres qui ressemblent à de l'herpès, des étoiles qui brillent comme des flocons à moins que ce soit l'inverse, une surenchère...

le 5 févr. 2024