Joe contre le volcan est un film particulier: une comédie un peu héritière de la classique Screwball Comedy américaine des années 30 et 40, mais pas vraiment drôle, , découpée en plusieurs parties qui ne semblent pas vraiment s'imbriquer parfaitement ,et le film manque de rythme dans l'ensemble. Pourtant le film se regarde sans déplaisir et exerce même une certaine fascination sur son spectateur du fait de son coté unique en son genre.
Tom Hanks y est comme souvent parfait dans le rôle de Joe, et Meg Ryan à l'air de s'amuser dans ses multiples rôles. L'alchimie fonctionne suffisamment entre les deux acteurs pour qu'on leur propose par la suite de rejouer ensemble dans Nuit blanche à Seattle et You've got mail remake un peu quelconque du The Shop Around the Corner de Lubitsch.
La première partie du métrage, satirique au possible, dans cette usine quasi dystopique qu'on peut, au minimum, qualifier de kafkaïenne dans laquelle règne la grisaille permanente est la plus réussie, mais le film dans son ensemble ne possède aucune partie véritablement ratée.
Le film s’avérera être une enième exhortation à vivre au jour présent et à prendre sa vie en main, mais le fait d'une manière si particulière, si détachée pourrait-on dire qu'il finit par toucher.
C'est en embrassant ses propres excentricités et en ne cherchant pas à ressembler à quoi que ce soit d'autre qu'à lui même que le film sort son épingle du jeu et devient une expérience suffisamment singulière pour rester en mémoire, même s'il manque une pointe d'humour et de rythme à cette Screwball Comedy existentielle pour véritablement briller.