Vingt ans après Rambo III, où Sylvester Stallone arrivait à l'apogée de son statut de bodybuilder invincible des films d'action des années 80, on l'a surpris récemment en train de réaliser lui-même les suites de ses plus grands succès. Voici donc après Rocky Balboa (qui suscita un bon retour aux sources du personnage) le retour de John Rambo dans un quatrième film au titre éponyme...
En réalisant ce nouvel opus de façon très réaliste, Stallone s'éloigne des trois premiers films en proposant une nouvelle facette à la saga, beaucoup plus humaniste mais aussi extrêmement gore, les effusions de sang et les scènes-choc étant légion. Chaque balle distribuée étant d'ordinaire du gros calibre, les tripes et autres membres volent en éclats dans des séquences explosives à faire pâlir celles d'Il faut sauver le soldat Ryan. C'est donc à travers la jungle violente de Birmanie que notre ancien soldat, retraité en tant que chasseur de serpents en Thaïlande, va devoir reprendre malgré lui les armes afin d'aller sauver une troupe de volontaires humanitaires chrétiens qu'il a lui-même emmené à l'abattoir après moult avertissements.
Le scénario n'est pas extraordinaire en soi et s'avère même un peu longuet à démarrer mais le film se pose tout simplement lentement, amenant doucement notre héros à délaisser sa paisible vie pour revenir à l'état brut. On découvre un Rambo plus vieux, moins cynique et surtout plus calme, le bonhomme ayant assez vécu de guerres, chose qu'il contredira à nouveau arrivé à la seconde moitié du film et particulièrement dans le dernier quart d'heure où l'hémoglobine va envahir l'écran. On ne peut donc que s'extasier devant le come-back du héros préféré des Américains, avec son bandeau, son arc et son couteau sans oublier son éternelle capacité à écrabouiller une armée à lui tout seul. Que dire de plus ? Vivement un cinquième film !