America, only America (Trump) où quand le foot mmène au cinéma...

J'ai l'impression d'avoir vu une biographie au rabais, tant ce document m'a déçu...
Prémonitoire ? Il hibernait tranquille dans le frigo de mes enregistrements sans que je ne manifeste la hâte d'un gosse impatient de savoir ce que contient l'emballage de son cadeau.
J'en ai déjà tellement lu et entendu des choses sur Morrison (c'est le vrai nom de Wayne) (1907-1979) que je ne m'attendais pas à redécouvrir le fil à couper le beurre !
Inspiration judicieuse. car, justement, ce document ne m'a rien appris et a même fini par m'ennuyer, un comble !
Comme John qui à force de jouer des films de cow-boys semblait s'enquiquiner ferme, et nous aussi : pas étonnant qu'il fûmat six paquets de clopes par jour...
La réalisation de Jean-Baptiste Péretié, qui passe aussi facilement de sujet bateau de Hollande (l'ex-président) à Wayne ressemble à un fourre-tout pas très joyeux noon plus, dans lequel je n'ai rien réussi à démêler,: pas plus son plan, que l'intérêt de nous montrer que ce héros de pellicule aurait aimé l'être.réellement. Et s'avérait un patriote américain convaincu alors que ses origines sont plutôt anglo irlandaises et écossaises...
Ce n'est pas un film sur Wayne mais un document sur les films ou documentaires de l'acteur.
Wayne. Lequel doit tout à John Ford, mais ça je le savais déjà, de même que ses débuts au cinéma où il faisait tout sauf du cinéma... Et qu'il a été remarqué au cours d'un match de foot en raison de sa morphologie d'armoire à glace. Tellement baraqué qu'il semble ne pas toujours savoir où caser
sa carcasse le malheureux...
De plus le récit devient pompeux, le commentateur soporifique et enfonce des portes ouvertes, recèle plein de digressions, et sans aucun ton confidentiel... Pire, ça ne suscite aucune empathie, évoque un communisme disparu, et comble de malchance, la narration donne l'impression d'assister à un enterrement.
Le choc de talent est d'autant plus flagrant que les trois dernières biographies que j'ai découvertes, dont l'une d'Anthony Perkins sont à des années-lumière de ce faire-part mortuaire.
Je me suis aussi toujours demandé si ces monstres d'acteurs n'étant en définitive que des poupées actionnées par un marionnettiste, faisaient des apparitions éclair sur le front de la guerre pour remonter le moral des soldats, où si c'est leur imprésario qui trouvait là le moyen de se faire (et de leur faire ) de la pub à bon compte !
C'est ainsi qu'un ancien marine, Philippe Capito, écrivain tombé (dans le gâtisme) concède avoir vu ça et "ressenti un choc, fondant en larmes"... Il est temps de consulter !
D'ailleurs ce récit ne recèle aucune interview intéressante sur Wayne...
Mais finalement, j'en ai presque déjà oublié ce qu'il recélait ! On en apprend bien plus sur la star aux 180 films dans wikipédia ! Bon courage...


Arte le 13.03.2022

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le 19 avr. 2022

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