S'il y a une chose dont "Jug Face" n'est pas avare, c'est de surprises. On prend d'emblée une scène d'inceste en pleine face, en cadeau de bienvenue chez les péquenots. En fait, on le comprend quelques minutes après, le choc est donc un peu différé. Ça commence donc hard et on se demande si le film n'a pas d'emblée brûlé toutes ses cartouches. Rassurez-vous, Jug Face en a encore sous le pied en matière de réjouissances scabreuses :
- badigeonnage de culotte à la peinture rouge (?) pour faire croire qu'on a ses règles
- vérification de la culotte par maman
- vérification, toujours par maman, de la virginité de la fille, accompagnée de brûlure de cigarette pour une ouverture des cuisses plus rapide (maman n'est pas patiente)
- examen perplexe par papa et maman du reste de fausse couche de la fille fautive (et frangin) dans la baignoire
Je préfère encore aller jouer du banjo avec les Appalachiens et les Appalachiennes de Délivrance ! En revanche, le film n'a aucun personnage auquel s'accrocher. Je n'ai pas compris grand-chose à cette histoire de puits, de sacrifices et de cruches, mais j'avoue que ça m'a vite désintéressée.
Le plus gênant pour moi, c'était de voir Sean Young jouer cette matrone des bois passée à côté de la civilisation. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Rachel, la sublime réplicante de Blade Runner et ça faisait bugger mon cerveau.
Jug Face laissera autant de trace dans ma mémoire que les sacrifiés dans l'eau boueuse du puits.