Ne vous fiez aux jaquettes qui pourraient laisser penser à un film crapoteux. JVF est un film indonésien totalement délirant, et furieusement nanar qui fera la joie de tout spectateur.
On suit les pérégrinations d'une équipe de jeunes chercheurs qui fouinent dans la forêt indonésienne en quête d'une fille crashée en avion il y a bien longtemps. Elle pourrait bien être dans une vallée perdue où vivent des sauvages vierges de toute trace de civilisation, mais non pas dépourvus d'un trésor à même d'aviver l'avidité des plus cupides.
C'est donc partie pour des sauvages pas loin des hommes des cavernes (ils sautillent sur place en permanence et communiquent avec des bougagbouga), en pleine guerre religieuse entre le Sorcier et la Reine de la Magie. Au programme, combats d'effets spéciaux, entre le pioupiou lumineux et le gore en plastique, et affrontements épiques de figurants permanentés. Ça lorgne vers le Cannibal Holocaust de bas étage, quand ce n'est pas le score de Zombie qui est repensé.
Nos héros sont par ailleurs poursuivis par des méchants débiles (dont un pseudo-gweilo splendide), mais tout le monde fait nawak, se trahissant, s'alliant, tentant de se violer en faisant semblant de ne pas s'apercevoir qu'on tente de se violer, dans un non-sens total.
La réalisation n'aime pas les temps morts, les transitions sont donc jetées aux oubliettes pour aller droit au but. Difficile de prédire ce qui va bien pouvoir se passer dans la séquence suivante.
De plus, les excès cinématographiques aboutissent par moment à de vraies réussites de mises en scène autre, sur fond de musique expérimentale.
Jungle Virgin Force, c'est donc du bon gros nanar qui tient en haleine, avec de vrais moments de bis agréable. Que demander de plus ?