Après le très tiède « Une année difficile », le duo Olivier Nakache et Éric Toledano revient en force avec Juste une illusion, dans un bon retour des années 80 made in France.
Entre comédie et drame (mais surtout comédie), nous suivons une famille dans une époque où la crise du chômage est à son plus haut niveau. Mais en réalité, on va surtout suivre Vincent, le dernier de la famille, à un âge perplexe, encore enfant mais déjà plongé dans le début de l’adolescence, avec un monde très adulte autour de lui : il se situe pile sur l’illusion d’un monde « normal ».
Je reprocherais au film quelques longueurs, qui malheureusement, à mon sens, étouffent certaines vannes pourtant bien parties, mais dans l’ensemble, ça fait du bien de revoir le duo de réalisateurs utiliser la caméra, l’écriture et la mise en scène pour mettre en valeur leurs personnages.
On y croit, grâce à eux, mais aussi aux comédiens qui se donnent à fond, notamment Camille Cottin, qui a décidément le rôle parfait d’une maman rigolote, sérieuse, qui doit assurer et assumer les vrais problèmes de la vie.
La touche années 80 est super bien dosée, ce qui rendra probablement très nostalgiques les personnes ayant connu cette période, sans entrer dans le « too much » pour appuyer l’émotion.
Je conseille vivement aux curieux d’aller le voir. On n’est pas sur du Intouchables ou Nos jours heureux, mais on commence enfin à s’en rapprocher.