Le duo Eric Toledano et Olivier Nakache développe ensemble une tripotée de films centré sur l'humain, de Nos jours meilleurs à Intouchables en passant par Hors Normes, ils ont rapidement captivés le public en parlant de sujets qui nous concerne tous : le handicap, les souvenirs d'enfance, la solidarité, tout ça, tout ça.
En 2026, ils changent de registre pour se centré sur des souvenirs d'enfances, ou plutôt d'adolescence avec le film Juste une illusion.
Ce film nous transporte en 1985 dans la banlieue parisienne, en compagnie de la famille Dayan, composé de Yves, le père, Sandrine, la daronne et leurs deux fils, Arnaud, le plus vieux et Vincent, 13 ans, ce dernier va faire bientôt sa Bar-Mitsvah et se questionne sur le sentiment amoureux, l'amitié, sa religion et dans le même temps, Etienne Berger, le gardien d'immeuble, se rapproche d'eux et surtout de Sandrine, ce qui irrite Yves.
Les années 80 continue d'intriguer les générations, que ce soit celle l'ayant vécu ou les plus jeunes ayant grandi avec beaucoup d'éléments de la pop-culture de l'époque ( souvent des films ou des musiques ), comme c'est le cas du mec qui écrit ces textes, qui, bien que né en 1993, à beaucoup grandit avec de la culture de cette décennie grâce à de la famille.
Bref, quand j'ai vu l'annonce et l'histoire de ce film, j'hésitais à y aller, craignant un film à la con orienté " c'était mieux avant " pour donner raison à ceux qui avaient leur jeunesse à cette époque et qui blâme la jeunesse actuel sous prétexte qu'il ne " profite pas de la vie " et bien ce ne fût pas le cas, le film est juste une simple reconstitution de vie de famille de l'époque.
Si la reconstitution, en terme de décors, de bagnoles, de vêtements et de musique est une réussite total, le reste est très bancale, le scénario à souvent du mal à bien raconté ce dont il veut parlé : cette famille de la classe moyenne est sympa à suivre, les thèmes comme nos premiers amours, le chômage et l'amitié sont amené petit à petit mais on sent parfois que les réalisateurs avaient du mal à faire en sorte a ce que leurs personnes évoquent ces sujets et bien utilisé leurs personnages, certains sont presque en retrait, par exemple, mr Berger, que l'on nous survends comme l’électron libre qui arrive à la rescousse de la petite famille dans la bande-annonce, on le voit au final très peu alors qu'il aurait pu être vraiment utile dans l'histoire.
Résultat, on se retrouve un peu à s'ennuyer car on ressent ce sentiment qu'il y a des trous dans ce film avec son histoire et c'est fort dommage car la mise en scène est bonne, on a des passages avec de l'humour qui marche plutôt bien et des moments de tranche de vie de famille auquel les gens peuvent éventuellement avoir vécu, jamais d'artifice avec un bon rythme, en plus.
Côté acteurs, par contre, c'est impeccable, Louis Garel et Camille Cottin sont tout simplement parfait, idem pour les deux acteurs jouant leurs fils, surtout Simon Boublil, au top dans le rôle de Vincent, quant à Pierre Lottin, plus on le voit, plus son rôle de Wilfried Tuche appartient au passé, c'est-à-dire qu'il est tout aussi génial dans d'autres films comme celui-ci dans le rôle du gardien d'immeuble un poil taquin.
Juste une illusion est une vitrine de la France des années 80 pas mal mais qui possède une histoire qui n'ose pas se développer davantage, qui se cherche à mesure que le film avance, malgré de bons acteurs et une mise en scène plutôt bonne, les trous dans son histoire font que l'on peut se retrouver à regarder l'heure sur sa montre rapidement car on peut trouver le temps long quand le film à parfois peu de trucs à dire