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le 2 juil. 2017
SuivreChaos debout
On peut reprocher au film de Fabrice Gobert son excès de références flagrantes comme celles à Mulholland Drive ou à Figth club pour n'en citer que deux, on peut lui reprocher certaines longueurs dans...
Certains ont vanté l'originalité de cette histoire : je ne suis pas d'accord. Car il faudrait vraiment être aveugle pour ne pas se rendre compte que « K.O. » est une adaptation moderne et presque assumée d '« Un chant de Noël » de Charles Dickens, l'un des personnages s'appelant même Benezer, soit un nom très, très proche de celui du héros du conte. Ça n'est pas un problème majeur pour autant, loin de là. Au contraire, cette plongée dans le monde de l'entreprise à travers un personnage méprisable prenant (en partie) conscience de sa médiocrité a beau être un peu longue et manquer d'émotions (Fabrice Gobert est visiblement un réalisateur froid), elle est bien menée, bien pensée.
C'est un peu la force et la faiblesse du film : pas de naïveté malvenue, mais du coup un léger manque d'identification quant à la personnalité d'Antoine, évoluant de manière certes intéressante, sans qu'elle nous satisfasse vraiment, l'interprétation honorable de Laurent Lafitte ne permettant toutefois pas de dévoiler toutes ses facettes. Reste que cela est suffisamment bien filmé et écrit pour que l'on reconnaisse au moins au film de la personnalité, de l'intelligence, sachant créer autour du héros une galerie de personnages séduisants, miroir réussi et critique de sa vie personnelle comme professionnelle. On pouvait espérer mieux, mais sur un thème extrêmement classique, Gobert parvient presque à faire du « neuf avec du vieux », parlant plutôt bien de notre époque et d'un milieu télévisuel que je connais mal : bilan plutôt positif, donc.
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Créée
le 5 mai 2018
Critique lue 244 fois
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