Vu en édition DVD sous le titre Ce que femme veut.
L'intrigue de ce film de Archie Mayo, il faut bien le dire, n'est ni très intéressante, ni très développée. Un peu l'histoire de New York New York, à bien y réfléchir, mais si peu ébauchée!
On sent que ce qui intéresse le compositeur, c'est ce fameux Glen Miller band. Dès que c'est la musique qui est filmée, la caméra bouge, épouse la musique, fourmille d'idées.
En somme un film pour musiciens.
Et ça tombe bien, parce que de longs passages musicaux, le film n'en manque pas, il faut bien profiter de Glen Miller.
Le reste n'est pas si mal, il y a de très bonnes répliques, quelques bonnes idées.
C'est suffisant pour nous faire patienter jusqu'au numéro musical suivant. Mais l'émotion, elle manque un peu. Par exemple il y a cette scène : un barman a réussi à emmener la jeune fille de ses rêves à un concert, sauf qu'elle n'a d'yeux que pour le trompettiste. Il part dans la cohue chercher des cocas, et on le voit entouré d'hommes beaucoup plus grands que lui. Une belle idée pour marquer son insignifiance, déjà on le plaint, on est de tout coeur avec lui, mais ça s'arrête là : on ne s'en sert pas pour développer le personnage. Ce n'est pas le sujet.
Le sujet, c'est la musique, un point c'est tout.
Et puis, à la fin, un show incroyable des Nicholas brothers.
Pour rien.
Pour le plaisir.
C'est important le plaisir.
Une disgression comme ça, qu'on en fasse autant qu'on veut.
Bref, si vous aimez le jazz à l'ancienne, vous aimerez ce film.
Sinon, autant passer son chemin.