Kara, 54ème film de DHANUSH acteur, se présente comme un drame rural saupoudré de film de braquage.
On y suit Dhanush, voleur de son état, qui souhaite faire un dernier casse avant de se ranger puis se marier. Ça part en sucette forcément. Après un emprisonnement qui débouchera sur une évasion, il retournera voir sa famille, des agriculteurs, qu’il n’avait pas vu depuis des lustres, afin qu’elle lui fournisse les papiers de propriété des terres familiales pour qu’il puisse souscrire un crédit hypothécaire servant à financer son nouveau projet d’ouverture de restaurant. Sauf que son passé et notamment un flic tenace vont ressurgir.
L'intro du film est efficace comme souvent, arrive alors une bonne heure de drame hyperbolique bien larmoyant où ça pleure, énormément, mais vraiment beaucoup, mais vraiment. Puis vient la grosse montée sympa avant l'entracte, comme de par hasard, pour garder le spectateur impliqué, avec l’habituelle montage dynamique hyper maitrisé typique du ciné indien.
La seconde partie est plus rythmée malgré quelques larmes encore bien présentes. Il y a un peu de répétitions dans les différents rebondissements mais dans l'ensemble ça passe mieux, la narration est plus équilibrée. Pour les scènes d’action et de tension, la maîtrise du cadrage, des ralentis, l’utilisation de la musique, ça tue toujours. Les réalisateurs du sud de l’Inde sont tellement forts pour faire monter la sauce que ces séquences restent un kiff même si les ficelles sont connues et rebattues.
Comme il faut toujours un responsable institutionnel au malheur de tous, là ce sera les banques. Les arguments avancés sont malheureusement réels. Ce type de film permet sûrement d’éduquer une partie des spectateurs, d’où le message répété jusqu’à plus soif, ou bien il sert des desseins politiques, voir la tournure de la carrière de Vijay. Dans tous les cas le background est intéressant.
Au final que ressort-il de ces 2h40 de film ? Et bien que Dhanush, même en sandalettes, il est beau gosse, tout simplement.