Je l’attendais de pied ferme le nouveau Dhanush, ses derniers films n'ayant pas été vraiment satisfaisants. J’avais eu un peu de mal avec certains aspects de l'histoire de Idly Kadai, Kuberaa oscillait entre ses fulgurances et des passages plus ratés, Tere Ishk Meine était pour le moins compliqué. Alors, le retour de Dhanush dans un rôle de justicier prenant fait et cause pour le peuple contre le capitalisme et le pouvoir mafieux des banques avait tout pour nous exciter. Malheureusement, c’est à nouveau une déception, probablement plus cruelle que celles qu’avaient motivé les derniers films sus-nommés.
C'est que le scénario et sa mise en scène ne brillent guère par leur originalité et peinent laborieusement à dérouler un récit attendu, croisement un peu flonflon entre les thématiques d’Idly Kadai (la relation père fils, l’héritage familial, le retour aux origines) et de Kuberaa (les pauvres un peu naïfs manipulés par des margoulins de la finance) avec la démarche robin des bois yolo de Jawan... Mais si ces trois films avaient leurs défauts, ils étaient surtout portés par des moments de grâce incroyables. Ici, tristement, pas une scène ne m’a emporté, pas un moment brillant ou virtuose pour rattraper le reste. C’est d'un bout à l'autre très convenu et bien trop mou et pire, c'est porté par un Dhanush qui m’a semblé être en pilotage automatique, manquant de charisme et semblant à peine concerné par ce qui se déroule. J’ai du mal à réaliser que je viens d'écrire ce que je viens d'écrire... Dans ce marasme déprimant, je sauverai peut-être le rôle du flic, tenu par le super cool Venjaramoodu qui trimballe avec une satisfaction évidente sa bonne goule dans le film mais je me lamenterai sur la place tenue par Mamitha Baiju, qui méritait bien mieux que cet indigne rôle de pot de fleur. Alors certes, le film n’est pas honteux, mais cette intrigue plutôt marrante de braquages de banques en série méritait beaucoup mieux que ce truc écrit à la va vite et torché sans passion.